Un parc d’autobus très carboné en voie de conversion

Environ 2% des autobus composant le parc sont des véhicules électriques, le parc français d’autobus reste donc exclusivement thermique. En accord avec les ambitions politiques, le programme Moébus a pour objectif d’accompagner voire accélérer cette conversion du parc.

D’après l’ADEME, le marché des autobus en France compte une flotte d’environ 26 000 véhicules dont 4500 d’entre eux appartiennent à la Régie Autonome des Transports Parisiens (RATP) [1]. Le transport est responsable à près de 30 % de l’émission de gaz à effet de serre en France. Seulement 2% des autobus composant le parc français sont des bus électriques. Plus de 10 % des bus fonctionnent au GNV (gaz naturel). C’est ainsi plus de 3/4 du parc qui fonctionne encore au gazole.

MoéBUS, en finançant une mobilité efficace énergétiquement, moins émettrice de CO2 et plus silencieuse, participe à l’amélioration de la qualité de l’air pour tous les concitoyens, à la réduction des nuisances sonores dans les espaces urbains, au développement des modes de transports alternatifs ainsi qu’à la réduction de la dépendance aux produits pétroliers.

Un objectif que le ministère de la Transition écologique et solidaire partage et souhaite vivement accompagner d’autant que les collectivités se doivent d’être exemplaires en matière d’environnement. Elles doivent amorcer la conversion de leur parc par l’intégration systématique de véhicules à faibles émissions dans le renouvellement. Cette obligation de renouvellement propre étant fixé à au moins 50% du renouvellement d’autobus à partir de 2020[2]avec un objectif de 100% d’ici 2024.

[1] ADEME, 2015, Panorama et évaluation des différentes filières d’autobus urbains

[2] LOI n° 2015-992 du 17 août 2015 – art. 37 (V)

Auteur F. OLIVE 
29/04/19